Des actions concrètes pour le développement durable

Jeudi 12 décembre à Arras, une nouvelle réunion du groupe de travail sur l’action écologique et sociale de l’Université d’Artois a permis de faire le point sur les avancées et les freins concernant le développement durable et le respect de l’environnement sur les cinq sites.

Une quinzaine de personnes ont réfléchi ensemble aux solutions concrètes que l’université peut mettre en œuvre pour réduire ses déchets ou son empreinte carbone.

Jeudi 12 décembre dans les locaux de l'UFR Egass à Arras, l’ordre du jour de la 5e réunion du groupe de travail sur l’action écologique et sociale, lancé en juillet 2012 pour promouvoir le développement durable et le respect de l’environnement à l’Université d’Artois, était très chargé.

Animée par Olivier Petit, chargé de mission à l’action écologique et sociale pour l’ensemble des 5 sites de l’université, cette réunion a permis de faire le point sur les avancées et les freins au sujet des actions concrètes proposées par le groupe de travail, auquel s’est joint pour la première fois des étudiants du master pro HEQ (Habitat, Environnement, Qualité) de la Faculté de sciences appliquées (FSA) de Béthune, chargés d’établir cette année un pré-projet dans ce domaine, notamment l’efficacité énergétique des bâtiments.

 

Des efforts à faire pour la collecte de papier

Le groupe de travail a d’abord évoqué la mise en place de la collecte des papiers de bureau, qui représentent 70% des déchets dans les services. Le bilan est contrasté selon les sites, le choix ayant été fait de ne pas faire appel à un prestataire global.

A Béthune par exemple, seule une journée de collecte est prévue l’année prochaine, à l’initiative des étudiants de la licence 3 Énergies Renouvelables de la FSA, qui vont créer une mini-entreprise en partenariat avec le département Qualité, logistique industrielle et organisation (QLIO) de l'IUT.

A Arras, le succès de cette collecte sélective nécessite aujourd’hui un ramassage plus régulier, pour éviter un stockage trop important et son risque d’incendie. A l’IUT de Lens, le partenariat avec La Poste, qui a fourni de petits containers pour chaque bureau est encourageant.

 

Favoriser le développement du vélo

Concernant l’encouragement au déplacement en vélo, Nathalie Lecocq, enseignante à l’IUT de Béthune, a regretté que les arceaux, commandés à la mauvaise taille, n’aient toujours pas été posés car ils nécessitent une intervention compliquée du personnel technique. « Les vélos sont beaucoup plus utilisés quand les infrastructures existent », a-t-elle pourtant constaté, alors qu’elle se demande aujourd’hui si le garage à vélos érigé l’année dernière ne sera pas rasé l’été prochain, quand le nouveau revêtement au sol sera posé.

En revanche, le bilan de la création de l’association Cyclo-campus il y a deux ans est très positif, avec 14 vélos d’occasion vendus entre 30 et 40 euros depuis le mois de septembre 2013, un emploi étudiant qui assure des permanences lundi, mercredi et jeudi de 12h30 à 13h30 dans leur local près de la Maison des langues, et 25 adhérents qui peuvent apprendre à réparer leur vélo. Ce succès s’explique aussi par le fait que l’association s’engage à racheter le vélo à la fin de l’année universitaire, pour 5 euros de moins.

Le bilan est également positif à Arras, qui met à disposition gratuitement depuis trois ans, grâce à un partenariat avec la Ville, une trentaine de vélos pour les étudiants et le personnel, mais aussi l’IRTS et les établissements scolaires. Cette année, des prêts longue durée, plutôt que pour 72 heures, ont permis d’enregistrer davantage de locations, notamment chez les étudiants Erasmus, habitués à se déplacer en vélo.

 

Bilan carbone 2015 et aménagement paysager

Après avoir abordé l’éventuelle l'implication de l'Université d'Artois dans le projet de 3e révolution industrielle porté par la Région Nord-Pas-de-Calais, le groupe de travail a ensuite discuté de l’organisation du prochain bilan carbone de l'université, qui doit être réalisé en 2015. « Plutôt qu’un prestataire externe comme l’année dernière, il serait plus pertinent et moins cher de former le personnel en interne ou de faire travailler un étudiant stagiaire pour collecter les données, comme les autres universités de la région ont l’intention de le faire », a remarqué Olivier Petit. « Cependant, il s’avère difficile de dégager du temps pour une personne pour réaliser ce travail de collecte et on se dirige plutôt vers l’engagement d’un prestataire externe pour le moment. »

Enfin, après avoir évoqué le plan de déplacement régional universitaire, en cours d’élaboration pour connaître les problèmes de stationnement ou de transports en commun, qui devrait être enrichi au mois d’octobre avec un questionnaire distribué à un panel représentatif de 50 étudiants, le groupe de travail a porté son attention sur le réaménagement paysager des différents sites qu’il proposera pour novembre 2014.

Des arbres fruitiers, accompagnés d’insectes pollinisateurs, pourraient ainsi être plantés, avec une gestion différenciée des espaces verts de l’université, à l’image de ce qui est déjà à l’œuvre sur le site de Lens. Les étudiants de la licence professionnelle Aménagement du paysage, portée par la faculté d'histoire-géographie et le lycée agri-environnemental de Tilloy-lès-Mofflaines, pourraient participer à ce projet, à condition de leur trouver des encadrants pendant leurs stages.